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Fondation pour le développement local et le partenariat
Crédits pour le renforcement des micro-projets en milieu rural
Le fonds Hassan II pour le développement économique
et social apportera très prochainement une seconde contribution
pour le soutien du circuit du micro-crédit selon des critères
qui accordent la priorité à l’action en milieu rural.
Elle
s’appellent Habiba, Fatima, Itto, etc. Elles sont femmes, mères,
indigentes et soutien de famille.
La première est la doyenne des bénéficiaires des
micro-cédits octroyés Par La Fondation pour le développement
local et le partenariat micro-crédit (Fondep). Elle gère
actuellement une unité de production de tapis.
La seconde est commerçante dans le souks hebdomadaires et arrive,
bon an mal an, à subvenir aux besoins de son foyer.
la troisième, quant à elle, Produit des tapis berbère
qu’elle revend pour subvenir à ses besoin et à ceux
de sa famille.
Images d’Epinal ? Non, plutôt des réalités d'un
Maroc qui recentre son action vers la réalisation d'un meilleur
être pour les couches démunies de sa population. Notamment
les femmes et les habitants du monde rural.
Grâce au système du micro-crédit, la Fondation contribue,
à l’instar d’autres associations, au financement de
projets économiques de petite taille au profit des femmes en milieu
rural et des jeunes exclus du marché du
travail ne disposant d’aucun revenu et désireux de s’insérer
dans le tissu économique. Les bénéficiaires, individus
ou groupes solidaires ( coopératives, associations, etc ) n’ayant
aucun accès au système bancaire, peuvent, par ce biais,
exercer une activité génératrice de revenus dans
les secteurs de l’artisanat, de l’agriculture ou des prestations
de services.
La Fondation a pour objectif de contribuer à l’insertion
des personnes économiquement lesées dans le tissu productif.
Elle se donne également pour finalité d’aider à
l’amélioration des conditions de vie des populations
Pauvres .
Créée en 1996, La Fondep s’est inscrite, dans le cadre
d’une large mouvance nationale visant à trouver solution
« aux difficultés éprouvées par les populations
vulnérables, aggravées par les crises récurrentes
nées de la sécheresse, l’exode rural et la persistance
de l’analphabétisme », souligne Mouâtassim Belghazi,
président de la Fondep.
C’est dans cet esprit que cette dernière a voulu que toutes
ses opérations servent exclusivement les intérêts
des populations démunies n’ayant aucun accès au système
formel de crédit.
Dans ce sens, une attention particulière a été accordée
aux femmes et aux jeunes diplômés du monde rural, désireux
de créer ou de développer leurs propres activités.
La femme occupe, sur ce fait, une place privilégiée dans
les programmes de la Fondep tant au niveau de l’octroi des micro-crédits
( 84 % des micro projets financés ), qu’aux niveaux de sa
promotion, de sa formation, de son insertion dans le tissu social et de
son alphabétisation.
L’intérêt ainsi accordé au sexe féminin
émane du postulat selon lequel lorsque la femme réalise
son autonomie économique, l’on observe, de facto, une amélioration
des niveaux de santé, de nutrition et d'éducation de tous
les autres membres du foyer, particulièrement les enfants.
Dans ce sens, la Fondep considère comme très positive la
vision élaborée par le ministère des Finances en
faveur du monde rural. Lequel devrait bénéficier, cette
année, de l’appui du Fonds Hassan II en vue de la promotion
des activités génératrices de revenus.
Inventé au Bangladesh par le Professeur Yunus durant les années
70 le micro-crédit qui s'est cristallisé à travers
la Grameen Bank, repose, en effet, sur un constat et un principe très
simples : les plus pauvres d’entre les pauvres n’ont pas accès
aux banques, et donc au crédit, car ils ne peuvent offrir de garanties.
Ce système ayant été, dès les premiers balbutiements,
appliqué essentiellement aux femmes et au milieu rural, il ne pouvait
en être autrement au Maroc et La Fondep ne pouvait y déroger.
Son intervention dans les milieux féminins et ruraux s‘effectue
par le biais de groupes solidaires ou de coopératives rurales,
elle dispose également d’agences à Al Hoceima, Chefchaouen,
Marrakech, El Haouz, Immouzer el Kandar, Khouribga, Rabat Salé,
Séfrou, Taounate, Targuiste, Ifrane et Ouazzane.
Ahmed
Saâïdi
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Une
action d'appui et de conseil
Parallèlement à son activité en
matière d’octroi de micro-crédits, La Fondep mène
une action d’appui et de conseil dont l’impact sur la réussite
des micro-projets est considérable.
Par ailleurs, elle agit dans le cadre de la FNAM (Fédération
Nationale des Associations de Micro-Crédit ) dont elle assure la
vice-présidence, pour l’organisation du secteur.
Cette action, assure le président de la Fondation, « est
dictée essentiellement par une prise de conscience que seul un
secteur structuré et organisé est à même d’assurer
la croissance harmonieuse de tous les acteurs du secteur, facilitant ainsi
la généralisation du micro-crédit sur l’ensemble
du territoire national et de répondre positivement aux attentes
des autorités marocaines qui contribuent au soutien du secteur
par le biais des institutions nationales et plus particulièrement
le Fonds Hassan II pour le Développement économique et social
».
Offrir
une chance plutôt que de prêter de l'argent
lssu des micro-financements solidaires développés
dans des pays comme le Bengladesh, le micro-crédit est un principe
de prêt de petites sommes à des acteurs économiques
assez pauvres, et qui ont un projet dont la rentabilité ne répond
pas aux critères de garantie bancaire classiques. Les sommes, de
500 DH à 50 000 DH, peuvent se rembourser avec des taux fixes et
des échéance personnalisées. Les taux sont assez
élevés, mais les remboursements sont adaptés à
chacun, les retards sont aisément négociables et les acteurs
ne sont pas contraints de rembourser s’ils ne peuvent pas le faire
( pas d’hypothèque).
Le micro-crédit s’adresse le plus souvent à des artisans,
agriculteurs, éleveurs… qui souhaitent acheter du matériel,
étendre leur espace de vente ou encore développer leur autonomie
de production.
Certains organismes conditionnent l’octroi d’un micro-crédit
à l’existence d’une association ou d’une coopération
d’acteurs (principe de co-responsabilité).
Les critères de sélection sont la motivation, la réputation,
la fiabilité de la personne, et la cohérence du projet.
Il s’agit d’offrir une chance et non pas prêter de l’argent.
Néanmoins, une évolution du patrimoine et des conditions
de réalisation du projet est effectuée afin de déterminer
les conditions d’attributions du prêt. La réussite
de leur projet est censée soutenir les bénéficiaires
dans leur quête d’un financement bancaire classique.
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