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Management et entreprises
jeudi 12 Juin 2003

UN CRÉDIT CHER MAIS UTILE

la clientèle de la banque classique n'est pas celle du micro-crédit. II s'agit ici de personnes qui sont dans le besoin et qui ne peuvent même pas négocier les taux d'intérêt qui leur sont appliqués.

Le micro-crédit est un principe de prêt de petites sommes à des acteurs économiques assez pauvres, et qui ont un projet dont la rentabilité ne répond pas aux critères de garantie bancaire classiques. Les sommes de 500 DH à 50 000 DH, peuvent se rembourser avec des taux fixes et des échéances personnalisées.

La banque classique ne peut pas travailler sur des mantants aussi faibles. Par conséquand, il ne peut pas y avoir de concurrence entre les deux types d’offres financières.

Les taux sont assez élevés. ils peuvent atteindre 35%. Mais les remboursements sont adaptés à chacun, les retards sont aisément négociables, et les acteurs ne sont pas contraints de rembourser s’ils ne peuvent pas le faire ( pas d’hypothèque). Toutefois, outre le crédits formel, les crédits familiaux et les crédits commerciaux ont encore la part belle, sans compter les usuriers. Les crédits commerciaux englobent toutes les formes de facilités de paiement accordées par l’épicerie du coin, la pharmacie du quartier, voire le boucher et le marchand de légumes. Dans cette relation de proximité, les deux parties trouvent leur compte. Les commerçants s’y plient pour conserver leur clientèle face à la montée de la concurrence, notamment des grandes surfaces. Les ménages, eux, sont tentés de consommer tout de suite et d’être livrés à domicile et de payer à la fin du mois.

Consommer tout de suite et régler plus tard semble être un sport national, mais dont le coût n’est pris en compte. Dans le cas du micro-crédit, s’adressant le plus souvent à des artisans, agriculteurs, éleveurs … qui souhaitent acheter du matériel, étendre leur espace de vente ou encore développer leur autonomie de production, les gens sont tellement dans le besoin que l’idée de demander le taux appliqué ne vient même pas à l’esprit du candidat au crédit. D’ailleurs, il est généralement poussé à évoluer hors système des banques classique. La clientèles de la banque classique n’est pas du tout celle du micro-crédit. La banque classiques ne peut pas travailler sur des montants aussi faibles. Elle ferait exploser ses coûts de revient. En face, la clientèle des micro-crédits a beaucoup de difficultés à aborder les procédures bancaires ordinaires. Par conséquent, il ne peut pas y avoir de concurrence entre les deux types d’offres financières.



  • Les petits ateliers d'artisanat ont recours au micro-crédit.






















    * Bensalem Fennassi